Archive for the ‘Microcrédit’ Category

Réunion de femmes parlementaires européennes et africaines à Kananga

Wednesday, August 27th, 2008

L’Association des Femmes Parlementaires de l’Union Européenne et le Réseau des Femmes Parlementaires de l’Afrique Centrale (RFPAC) proposent l’organisation d’une réunion a Kananga. Au centre des debats: le microcredit comme outil pour combattre la pauvrete.

Madame Julie Standaert, responsable de la RFPAC et de l’AWEPA, sera a Kananga au début de la deuxième quinzaine de septembre 2008 pour planifier avec nous la tenue de cette réunion.

Les Femmes Parlementaires du Congo et éventuellement leurs collègues d’Afrique Centrale prendront part à cette réunion. Les Femmes Députés Provinciaux des deux Kasaïs seront invitées. Diku Dilenga sera le conférencier principal grâce à son expertise en microcrédit et son travail parmi les plus pauvres a Kananga et en République démocratique du Congo. Une semaine avant la reunion de Kananga, les délégations africaines et européennes visiteront Jamii Bora Trust au Kenya.

Après les conférences tenues en 2007 à Bukavu et en 2008 à Lubumbashi, c’est une autre conférence qui va se tenir en RD Congo avec la collaboration étroite de Diku Dilenga !

Mise-à-jour : le passage des femmes de l’AWEPA est prévue du 11 au 16 octobre 2008.

Mise-à-jour : le compte-rendu de la visite des femmes de l’AWEPA est disponible dans la section Partenaires > En RD Congo.

Liens :

Conditions des microprêts avec Diku Dilenga

Friday, May 9th, 2008

Les bases de la gestion des services de microfinance de Diku Dilenga sont similaires de celle de Jamii Bora. Jamii Bora est l’organisation démarée en 1999 avec 50 femmes mendiantes ayant reçus des prêts de 5 $ chacune, et l’organisation compte maintenant plus de 170.000 membres (fin 2007). Les clefs du succès de Jamii Bora offrent la même perspective de succès à Diku Dilenga.

Les conditions d’attribution

Les prêts ne sont attribués à des individus isolés. Il y a plusieurs raisons à cela :

  • C’est difficile de faire confiance sans demander une garantie matérielle ou financière.
  • Si l’individu éprouve des difficultés à rembourser, cela risque d’empirer sa situation !

Ainsi, Diku Dilenga offre les prêts à des groupes d’individus, composés d’au moins 5 personnes. La solidarité du groupe permet de circonvenir aux difficultés temporaires d’un de ses membres, et la confiance donnée au groupe permet de s’affranchir d’avoir recours à des garanties matérielles ou financières. Pour montrer leur engagement, les groupes (et donc chacun de ses constituants) doivent devenir membres de Diku Dilenga. Si cela ne peut se faire par écrit, les demandes verbales cautionnées par une paroisse, un chef de quartier, ou autres, suffisent.

Une fois qu’un groupe s’est joint à Diku Dilenga en vue d’obtenir un prêt, le personnel de Diku Dilenga procède à son évaluation socio-économique. Diku Dilenga n’offre des prêts qu’à ceux ayant déjà démarré une activité rémunératrice. L’exemple de Jamii Bora nous montre que les entrepreneurs soutenus par les microprêts embauchent les gens de leur connaissance, et leur succès se propagent donc à leurs semblables pauvres aussi ! C’est en fonction du capital déjà investi que le montant du prêt est décidé.

Par exemple, une femme produisant des fruits frits et disposant de poêlons, de charbon et de bidons d’huile pourra voir son immobilisation estimée à 10 $. Diku Dilenga offre souvent de prêter à la hauteur de l’évaluation, c’est-à-dire de 10 $.

Une fois l’évaluation socio-économique complètée, le groupe d’emprunteurs (qui sont très souvent composés exclusivement de femmes) doit suivre une formation. En fonction de la disponibilité de chacun, cela peut s’étaler sur une à deux semaines. Établir la confiance, le respect et enseigner de bonnes pratiques de conduite d’affaires sont des éléments clefs du microcrédit. Donner directement 100 $ à une pauvre personne sans éducation ni expérience avec les prêts risque souvent de se transformer en perte sèche pour le prêteur.

Les prêts ne se cumulent pas. Un autre prêt peut démarrer à l’échéance du premier, ou alors jusque deux semaines avant la fin du premier prêt.

L’attribution et le versement

Quand Diku Dilenga dispose des fonds suffisants (parce que d’autres groupes remboursent, parce que Diku Dilenga obtient un prêt ou un don), un groupe est choisi pour recevoir le montant équivalent à l’évaluation de chacun de ses membres.

Mais le versement n’est pas immédiatement généralisé : un premier membre est tiré au sort et reçoit son allocation. C’est quand ce premier membre commence à rembourser, qu’un second est tiré au sort et reçoit son allocation. Et ainsi de suite. Ce mode d’allocation en cascade limite les risques et forgent la solidarité dans le groupe.

Le prêt est garantit par un prelèvement de 1%. Sur le prêt de 10$, cela impute 10 centimes. Le taux de remboursement extrêmenent élevé fait que cette garantie reste minime.

Le mode de remboursement

Les prêts de Diku Dilenga ont des échéances de 26 semaines. Les banques traditionnelles ont des échéances de 1 à 3 mois.

Le taux d’intéret offert par Diku Dilenga est de 3% par semaine et s’applique sur le capital restant à rembourser. Les banques traditionnelles imposent le taux d’intérêt sur la totalité du capital durant la période de remboursement.

Par exemple, le prêt de 10$ remboursé au ryhtme de 60 centimes par semaine coûte 4,00 $ avec la méthode de Diku Dilenga, contre au mois 5,50 $ selon la méthode traditionnelle.

Avec les banques traditionnelles, dont les taux varient de 17 % à 25 % pour un mois, un tel crédit sur 6 mois coûterait entre 6 et 8 $. Il y a aussi les prêts usuriers qui pratiquent des taux supérieurs à 50 % par mois, mais cela n’est guère raisonable…

Les remboursements sont effectués chaque semaine, le samedi généralement. Mais certains emprunteurs, motivés par le groupe et qui réussissent, viennent même rembourser avant ces échéances et remboursent le tout avant terme. Diku Dilenga n’impose aucune pénalité dans ce cas. Ce comportement est même encouragé, car il dégage des fonds pour les groupes en attente.

Principes du microcrédit

Sunday, April 27th, 2008

Le microcrédit a été utilisé à grande échelle pour s’attaquer à la pauvreté notamment par le professeur Mohammad Yunus au Bangladesh, par le biais de la banque Grameen. Les succès de monsieur Yunus on été récompensé par l’attibution du Prix Nobel de la Paix en 2006.

Le microcrédit se caractérise par des prêts de petits montants (20 à 100 $) offerts aux pauvres à un taux raisonnable. Habituellement, ceux-ci n’ont pas accès aux services de prêts traditionnels (qui offrent de plus grands prêts et requiert une certaine solvabilité) et ne peuvent avoir recours qu’à des prêts usuriers (plusieurs fois le taux d’intérêt abordable). Pour certains, cela signifie se priver de médicaments ou de nourriture, ou alors de devoir céder ses maigres biens ou placer ses enfants qui devront travailler…

L’offre de microprêt se fait rarement sur une base individuelle. Cela est offert souvent à un groupe dont tous les membres vont bénéficier du prêt et sont solidaires pour son remboursement. Si l’un de membres du groupe flanche, les autres assument le remboursement pour lui le temps que sa situation s’améliore. Les groupes qui demandent des microprêts doivent démontrer leur capacité à générer des revenus qui viendront rembourser l’argent prêté. La sélection de ces groupes offre la possibilité de leur dispenser des formations (à la gestion, au développement des affaires, etc.), améliorant ainsi les taux de remboursement.

Pour de plus amples renseignements, référez-vous à l’article sur le microcrédit proposé par l’encyclopédie communautaire Wikipédia.

Diku Dilenga est inspiré par Jamii Bora, fondée par Ingrid Munro en 1999. Le révérend Tambwe Musangelu, un des fondateurs de Diku Dilenga en RD Congo, a travaillé 7 ans avec madame Munro dans les bidonvilles de Nairobi.

Une fois que Diku Dilenga a accordé un prêt à un groupe, les remboursements se font sur une base hebdomadaires.

(à complèter)

Allocation d’avril 2008

Sunday, April 27th, 2008

Si l’allocation de microprêts se fait dès que des fonds sont disponibles, le mois d’avril est significatif car c’est un grand groupe de 55 femmes qui a été sélectionné cette fois-ci.

Avant cet évènement, Diku Dilenga a organisé un séminaire d’information dans une église baptiste ou l’assemblée comptait un bon millier de personnes, surtout des femmes.



Le succès de Jamii Bora

Thursday, April 3rd, 2008

Il est indéniable que l’organisme du Kenya appelé Jamii Bora Trust est un réel et grand succès des Temps modernes dans un continent ou la pauvreté est un mode de vie, ou plutôt de survie. Madame Ingrid Munro, ou Maman Ingrid comme on l’appel sur le terrain, à su mener sa barque depuis 1999, pour faire de ce fournisseur de microcrédit, un succès retentissant.

Lors du Sommet global du microcrédit à Halifax, au Canada, en novembre 2006, les congressistes ont été charmés par ses réalisations et celles de Jamii Bora. On a même modifié le programme prévu pour le banquet de clôture en lui demandant de s’adresser à ces derniers et expliquer ce qu’elle avait expliqué durant le week-end en atelier. Voici cette conférence avec des sous-titres en plusieurs langues.

Plus de 1 milliard d’humains survivent avec moins d’un dollar (US) par jour, une tragédie bouleversante pour des familles entières aux prises avec une pauvreté extrême tenace qui dure et perdure. Le microcrédit est indéniablement un élément de solution, mais encore faut-il sensibiliser les emprunteurs à la possibilité de s’en sortir grâce à cet outil de prédilection.

Le microcrédit offre aux plus pauvres et à leur famille de se sortir de cette pauvreté : ce sont de tout petits prêts qui leur permettent de renforcer leur petite entreprise ou d’en amorcer une nouvelle, ce en toute dignité

Mme Ingrid Munro qui fonda Jamii Bora en 1999, a su sortir des milliers d’emprunteurs parmi les plus pauvres de puis ce temps. En 2007, Jamii Bora comptait en fin d’année déjà plus de 170 000 clients.

L’expertise de Jamii Bora est maintenant exportée dans quelques pays voisins, dont le Congo depuis juin 2007. Dinu Dilenga a ainsi vu le jour sous la responsabilité du Révérend Tambwe, Musangelu, un partenaire de la première heure de Mme Munro, ce, avec le soutien total et sans réserve de cette dernière. Diku Dilenga est maintenant un organisme dûment enregistré en République Démocratique du Congo. Diku Dilenga (Canada) travaille présentement à obtenir également cette accréditation légale.